Elle est minuscule, ronde, brune, discrète, et elle prend visiblement son pied avec les tonnes de bouquins et papiers que j'entasse un peu partout, notamment sous l'estrade où il y a mon lit, ma garde-robe et mon bureau.
Seul petit souci : je la vois régulièrement traverser l'estrade.
J'ai vérifié : pas de paquet de gâteaux dans les tiroirs du bureau, cuisine nettoyée à fond... et je n'aurai pas le temps de passer au BHV acheter un piège humaniste (pour en faire quoi, d'ailleurs, quand la bestiole est dedans? pas le temps d'aller la relâcher à Milly-la-Forêt, moi!) avant jeudi.
Raaaah je ne sais pas quoi faire. D'un côté ça fait de la compagnie : je suis tentée de la baptiser Peter et de lui apprendre à danser sur mes disques de Cesaria Evora. De l'autre, l'idée qu'elle rameute ses arrières-cousins façon Ratatouille pour leur faire grignoter mes bouquins, ma garde-robe, mes dossiers, etc. me donne des sueurs froides.
Tout ça me rappelle férocement l'Affaire Alastor. Seule consolation : je n'ai pas encore vu Peter monter sur mon lit. Pas encore.
Où une femme peut prendre un sanglier pour un saint, où un moine se laisse éblouir par la vision d'une fillette qui est peut-être la sienne, où une dent de saint Jean Baptiste procure bien des avanies, où la mer est "comme les sables d'Egypte"...
( Un extrait sous le cut )
2.
3. Parce qu'elle est hilarante, passez-voir la campagne "Engagez-vous rengagez-vous" concoctée ici par
Que serait Neville sans Lady Augusta?
Que serait Narcissa sans Andromeda et Bellatrix?
Et Blaise sans Madame Zabini? Et Luna sans Xenophilius Lovegood (et Rolf, mais c'est une autre histoire)?
Oeuvrez pour la paix des foyers! (Hum.) Venez rejoindre la grande famille Papotienne!
La première fois que j'ai lu un roman d'elle, je me suis dit "So what? Oui, et alors?" Une écriture au souffle toujours égal, sans arythmie, sans précipités, une écriture... détendue?
Où une voix fait pourtant entendre sans fin de la tristesse, de l'espoir, de l'humour, fait même entendre de la vision, sans rechercher l'effet. La Bénédiction Inattendue conte une série de rencontres dans la vie d'une femme qui pourrait être la romancière: petite fille élevée dans un milieu protestant, sa jeune fille au pair est la seule à comprendre et encourager sa vocation naissante d'écrivain ; jeune mère célibataire, elle croise à la clinique où son fils est opéré une vieille dame convaincue d'être Anastasia Romanov et qui brode sans relâche la lettre A sur des chiffons ; et dans un parc public, un semi-clochard se promène couvert de livres des pieds à la tête, ses livres à elle...
J'admire ce roman parce qu'il parle de la grâce sans la montrer pieuse, extraordinaire ou alléchante. Il ne faut pas y traquer de la couleur locale - Ogawa a grandi dans une culture cosmopolite et ne cherche pas à s'afficher "écrivain japonaise" - ce que ses détracteurs lui reprochent comme une coquetterie. Elle écrit ses fables discrètes sans se soucier des frontières et des particularismes et c'est peut-être ce que je préfère chez elle.
( Un extrait sous le cut )
Un contingent de ziboux un rien titubants (ils se cachent derrière le parchemin) vous portent tous mes voeux!

(.. qu'il ne faudrait pas traduire comme la Dame d'Echalotte, comme je l'ai longtemps cru, mais la Dame d'Escalot).
Avant-hier soir, 21h
- Mais viens voir le film avec nous au lieu de tapoter ce clavier hystériquement!
Archea (mentalement bloquée entre un Boudoir papotusien pas piqué des hannetons et un Snack de Noël sur fond d'Alzheimer) : Euh oui, j'arrive... vous mettez quoi?
Maman d'Archea : Le Grand McLintock, le western que m'a donné ton frère...
*Archea se dit qu'un petit break du Potterdom ne pourra être que salutaire pour son cervelet et son arbre nerveux et commence ses sauvegardes en tendant l'oreille au générique qui s'achève.*
Bruit vague de sabots clopin-clopant sur fond d'harmonica.
Voix énergique de John Wayne : Hiya, Drago!
... je suis maudite.
... pour souhaiter UN JOYEUX NOÊL à toutes et tous! (Si j'ai bien fait le compte,il y a au moins deux messieurs de concernés).
Les membres de
Que du bonheur, et je vous en souhaite autant de tout coeur.
La compétition autour de l'ordinateur familial s'est faite infiniment plus féroce que l'an dernier, et je vais avoir du mal à squatter la bête... mais j'ai obtenu un quart d'heure de grâce pour t'envoyer mes voeux, parce que, dixit ma mère, "Les anniversaires, c'est sacré". (Ce qui ne l'empêche pas de planter le mien un an sur deux, parce qu'elle ne se rappelle jamais si je suis du 15 ou du 25).^^
Cuthbert a ouvert un oeil et produit un caleçon. Sic. (Sick?)
Arca débarque demain rien que pour voir la rétrospective Soulages à mon bras. (Je sens que tu me hais, là. Héla!)
LJ me restitue gracieusement le mode "Texte enrichi" pour mon petit Noël.
Et j'ai découvert les "pommes de Rouen" la semaine dernière - des pâtes d'amande fourrées au Cointreau. Joie, pleurs de joie.
Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs en Livejournal... la vie est belle.
| Disorder | Your Score |
|---|---|
| Major Depression: | Very Slight |
| Dysthymia: | Very Slight |
| Bipolar Disorder: | Very Slight |
| Cyclothymia: | Very Slight |
| Seasonal Affective Disorder: | Very Slight |
| Postpartum Depression: | N/A |
| Take the Depression Test | |
Sinon, Cuthbert sort de l'hibernation : il a même eu une vague idée de caleçon cet après-midi.
EDIT Ah oui, mais quand il a vu qu'il fallait faire un petit dessin, il est retourné en hibernation...^^
Mais ces gosses ont trois mérites. Et d'une, ils chantent plutôt bien. Et de deux, ils prennent visiblement du plaisir à jouer. Et de trois, si le Snapledore échoue malgré la foi touchante d'Albus en Severus ("Harry, really. Professor Snape is just as likely to kill me as you"), le Quirrell/Voldemort connaît un happy ending qui m'a arraché un "Awwwww" attendri, lequel s'est immédiatement muté en gros bâillement pendant le générique.
Bref. Quand la pièce finit, Quirrell est à Azkaban, accusé à tort du meurtre de Cédric Diggory dans le cimetière du tome 4. Tom vient le rejoindre : oui, il devrait être mort, tué par Harry dans la bataille de Poudlard... sauf qu'un dernier morceau de lui survit, ignoré de tous. La suite ci-dessous, dans un anglais qui devrait être assez compréhensible (sinon demandez-moi). Passez directement à la minute 4:50.
EDIT : dialogue sous le cut
( Dialogues en anglais )
C'est aussi l'histoire éminemment cruelle de ce qui se passe après le happy ending obligé, quand le jeune héros a enlevé la Belle à son mari pour l'emmener sur la Côte d'Azur vivre d'amour et d'argent (ils ont quelques reliquats en Bourse). De ce qui se passe quand les premiers émois s'émoussent, qu'il faut vivre 24h durant coude à coude, et qu'on s'est condamné à ne plus avoir d'autre interaction sociale parce qu'on est en 1938 et que l'adultère, dans le milieu de la haute-bourgeoisie genévoise, ça ne pardonne pas. Surtout avec un juif.
C'est un romande 828 pages chez Gallimard - accrochez vos ceintures - fascinant parce qu'il se laisse prendre au mythe de l'amour fou pour le détruire simultanément, comme dans cette fameuse scène où Solal séduit Ariane en disséquant méthodiquement la séduction masculine jusque dans ses aspects les plus sordides. Au passage, on a droit à des pages hilarantes sur la belle-mère bigote d'Ariane, l'art de se tourner les pouces activement à la Société des Nations, les recettes de cuisine de Thessalonique et le parcours du comabattant d'un essayage haute couture.
( Tentative de cut htlm )
J'ai beau lui demander le retour au "rich text" sur les options journal, rien à faire.
*Insérez gros, gros soupir*
Par ailleurs, un mot d'excuse et un mot d'alarme.
Mot d'excuse : je n'ai pas été très présente ces derniers temps pour cause de crève continuelle, fatigue à l'appui... et Cuthbert et moi aimerions vraiment que ça change.
Mot d'alarme : mon LJ ne s'affiche plus que sous une sorte de langue étrangère, slave ou turque, et n'accepte que les posts écrits en HTLM. C'est plus que gonflant, et je n'arrive pas à changer ça même en redemandant le français sur "Customize your journal". Suis-je la seule à qui ça arrive?
EDIT Abi m'a tirée d'affaire, merci à elle!
En fait c'est un petit livre tout mince, à l'écriture claire et profonde. Rilke revient sur quelques jours, les derniers, dans la vie d'un de ses ancêtres.
Première moitié du XVIIIe siècle. Le cornette Rilke est jeune et seul. Le cornette Rilke chevauche interminablement à travers la plaine de Hongrie vers l'ennemi, et il n'a que le temps de vivre l'amitié, avec un jeune Français qui lui laisse une rose fanée, l'amour, pendant la seule halte qui lui est accordée dans le château d'une petite Comtesse à la robe blanche, et la mort, "au coeur de l'ennemi, mais seul". Mais la mort est encore une fête quand elle suit l'amour de si près...
Un texte où la poésie se lit comme un roman.
( Un extrait sous le cut )
Autodidacte, dernier rejeton d'une famille puritaine qu'il rejeta violemment, il dut sa carrière d'écrivain à une rencontre frappante avec l'Histoire : la Guerre de Sécession, où il s'engagea par idéalisme et qui l'exposa à des spectacles dont il ne se remit jamais. Elle nourrit ses premières nouvelles, dont le célèbre "Ce qui se passa sur le pont d'Owl Creek" (qui inspira sans doute à Terry Gilliam la fin de Brazil). Pessimiste, cynique, cultivant un humour noir parfois désopilant, Bierce, qui devint journaliste après la guerre, se fit surtout connaître par son Dictionnaire du diable, rédigé sur vingt-cinq ans et cultivant un ton distancié et misanthrope.
En 1914, excédé par ses compatriotes et miné par des malheurs familiaux (un fils suicidé, un autre alcoolique, une épouse quittée), Bierce s'engage auprès de Pancho Villa à 75 ans et disparaît. On ignore s'il est tombé au champ d'honneur cette fois, ou s'il a tout simplement profité de l'aubaine pour se refaire une nouvelle vie sous une autre identité, tel un héros de Borges.
Excellent pour passer sa bile les jours où l'on se dit que si l'espèce humaine n'existait pas (concierges vociférantes inclues), ça ne vaudrait sans doute pas la peine de l'inventer.
( Quelques extraits sous le cut )
